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Carte des risques
Article mis en ligne le 6 janvier 2016
dernière modification le 2 juin 2018

par François CERMELJ

Protéger les biens et les personnes ou protéger les patrimoines personnels ?

Suite à la réunion, du 25 novembre dernier à la salle Raymond Galhuid, sur la thématique : risques naturels et technologiques identifiés sur le territoire communal dans le cadre du PLU, la question mérite d’être posée clairement. Le Plan de Prévention des Risques Naturels (PPRN) a-t-il vocation à protéger les biens et les personnes de l’ensemble de la commune ou a-t-il vocation à garantir à tout prix (pour la communauté) le patrimoine personnel de quelques propriétaires ?

Au cours de cette réunion publique, des administrés ont questionné les élus de la majorité et le cabinet mandaté par la mairie à propos des conséquences des études complémentaires du nouveau PLU sur leurs parcelles et donc sur leur patrimoine personnel. Exemple : « suis-je contraint de déclarer devant notaire que ma parcelle est concernée par le risque inondation si je vends mon bien avant la validation du PLU ? ». Question légitime sur le plan personnel mais qui est bien loin de l’intérêt public dont le Maire est le garant notamment dans le cadre de l’élaboration du PLU.
Alors quand le Maire et l’Adjoint à l’urbanisme répondent d’une même voix que les études hydro géo morphologiques complémentaires ont pour objectif de sortir toutes les parcelles des zones inondables, nous nous interrogeons sur l’objectif poursuivi. S’il est légitime que la Mairie s’engage à sortir les habitations des zones rouges (aléa fort) pour protéger leur propriétaire (ou locataire) ainsi que leurs biens, lorsque les élus s’engagent publiquement à ce que la Mairie fasse des aménagements hydrauliques pour qu’aucun propriétaire ne voit son bien dévalué, nous trouvons cela aberrant ! Tous les Gréasquéens vont donc payer pour que quelques uns puissent vendre leur bien au meilleur prix.

La solidarité pour préserver des vies OUI, pour favoriser des patrimoines personnels NON !

Cette troisième étude montre que les zones à risque restent les mêmes ; le risque est diminué de manière significative à la seule condition que des travaux de gestion de ces eaux de ruissellements soient réalisés en amont des zones à risques.

Le risque inondation ne concerne que quelques parcelles dans le village puisque les 3 études successives (2 études de l’ancien PLU puis la nouvelle étude) ont chacune affiné l’étendue du risque réel. Il faut noter que les habitations étaient, dès la première étude complémentaire, sorties de la zone rouge. Une seule maison reste dans une zone d’aléa fort et il est évident que la collectivité doit effectuer les aménagements hydrauliques pour protéger cette maison.

Il faut noter que pour les autres propriétés, seule une partie de la parcelle reste en zone rouge. Les propriétaires peuvent donc réaliser des constructions ou extensions sur le reste de leur parcelle (zone bleue). Et même dans les zones d’aléa fort, des zones de stationnement et des extensions, certes limitées à 10m², sont possibles en respectant des préconisations. Mais encore une fois ces préconisations sont prévues par la loi pour les protéger, eux et leurs biens !

La majorité a souhaité recommencer un 2nd PLU, nous avions déjà dénoncé un COPIER/COLLER pour le PADD, la présentation de la carte des risques nous renforce à critiquer un gâchis d’argent public : les études sont refaites et les conclusions demeurent.


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